L’Espagne et le Portugal ont connu une importante crise immobilière au début des années 2000, entraînant de nombreuses saisies bancaires. Des biens sont depuis proposés à des prix nettement inférieurs à ceux du marché français. Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans ce type d’investissement.
Pourquoi ces biens sont-ils si bon marché ?
Au début des années 2000, l’Espagne et le Portugal ont connu une forte vague de construction, portée par des conditions de crédit très souples. Lorsque les taux ont augmenté, de nombreux ménages n’ont plus pu rembourser leur prêt, entraînant des saisies bancaires massives et un fort excédent de logements invendus.
Des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués en France
Il est possible de trouver des villas avec piscine ou des appartements de standing à des prix inférieurs de 30 à 50 % à ceux constatés sur la Côte d’Azur, notamment dans les régions de l’Algarve, de la Costa Brava ou de la Costa Blanca.
Les points de vigilance avant d’acheter
En Espagne comme au Portugal, les charges impayées (eau, électricité, taxes) peuvent être automatiquement transférées au nouveau propriétaire, contrairement à la France. Il est donc indispensable de vérifier qu’aucune dette ne pèse sur le bien avant l’achat, et de se faire accompagner par un avocat local francophone, dont les honoraires représentent généralement 1 à 2 % du prix du bien.
Bien choisir la localisation et l’état du bien
La proximité des commerces et des axes routiers, ainsi que l’attrait touristique du secteur, influencent fortement la valeur locative et la revente future. Certains biens saisis nécessitent des travaux importants ou sont inachevés : une visite accompagnée d’un professionnel du bâtiment est fortement recommandée avant tout engagement.
Financer son achat : les solutions possibles
Plusieurs options existent pour financer ce type d’achat : un prêt auprès d’une banque française avec hypothèque sur un bien déjà possédé, un crédit auprès d’une banque locale (espagnole ou portugaise), ou un nantissement adossé à un contrat d’assurance-vie. Dans tous les cas, disposer d’un apport personnel facilite l’obtention du prêt.
La fiscalité à anticiper
Au Portugal, l’acquisition est soumise à plusieurs taxes locales (impôt municipal sur l’immobilier, impôt sur le transfert immobilier, droit de timbre). En Espagne, une taxe foncière spécifique s’applique aux non-résidents. Ces coûts doivent être intégrés dans le budget global de votre projet.
Investir dans un bien saisi en Espagne ou au Portugal peut être une opportunité intéressante, à condition de bien s’entourer (avocat, expert du bâtiment) et de vérifier scrupuleusement l’état juridique et matériel du bien avant de signer.